2. Les écrits scientifiques --   Ouvrages d'érudition

Le deuxième niveau est celui de l'élaboration d'une synthèse des apports des diverses sources écrites ou archéologiques.

Ces articles d'érudition, dont le style est généralement plus littéraire et plus personnel que celui des comptes-rendus, élargit le cercle des observations dans une mise en perspective particulière de l'objet d'étude. La règle absolue de ce type d'écrit est la justification systématique en note (placée en bas de page, ou à la fin de l'article ou de l'ouvrage) de toutes les affirmations énoncées dans le texte ; il convient dans tous les cas de mentionner les sources premières ou secondaires selon des conventions typographiques dont les variantes sont propres à toute revue mais qui généralement suivent le schéma suivant :
•  nom de l'auteur, prénom
•  titre de l'ouvrage en Italique, lieu d'édition, éditeur, année d'édition
•  ou, dans le cas d'un article, titre de l'article entre guillemets + titre de la revue en italique + numéro de la revue, année et mois, pages (p x-y).

Cette identification systématique des sources d'information (sa « traçabilité » pourrait-on dire) permet à tout lecteur de vérifier le bien fondé des affirmations sur lesquelles l'auteur s'appuie pour donner son interprétation des faits. Elle est la condition nécessaire et suffisante à l'inscription d'un écrit dans le domaine de la science historique. Celle-ci peut relever de la démonstration ou de la formulation d'hypothèses plus ou moins démontrables. La rédaction de ces articles d'érudition privilégie généralement un style clair et concis, mais cela n'est pas un impératif car l'article d'érudition relevant de l'histoire, relève de l'écriture et non plus de la rédaction seule, catégorie dans laquelle se situent encore les rapports, les publications de sources et les notices catalographiques.

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