Sa biographie     Ses contemporains     Ses lieux      Bibliographie 
L'héritière du duché
d'Aquitaine
Aliénor, reine de France
 (1137 - 1152)
La deuxième croisade
 (1147 - 1149)
Aliénor, reine d'Angleterre  (1153 - 1173)
La captivité d'Aliénor  (1173 - 1189)
La reine mère
 (1189 - 1194)

Entre retraite pieuse et diplomatie (1194 - 1200)

Les dernières années (1200 - 1204)

De Paris à Antioche, par Metz, Ratisbonne, Belgrade, et Andrinople, l’armée des croisées gagne Constantinople où l’empereur Manuel Comnène accueille fastueusement le couple royal qui est logé au Philopation, à proximité du palais des Blachernes.
Le séjour de trois semaines à Constantinople est suffisant pour faire comprendre au roi et à ses conseillers que l’attitude de l’empereur n’est pas exempte de duplicité.
Il s’avère assez vite en effet que les Byzantins conduisent les croisés dans des pièges et les mettent à la merci des musulmans ; une imprudence de Geoffroy de Rancon, seigneur de Taillebourg, entraîne ainsi la mort de nombreux chevaliers.


En mars 1148, l’armée de Louis VII est à Antioche dont le comte, Raymond de Poitiers, est l’oncle d’Aliénor. Celui-ci tente de détourner les croisés de Jérusalem au profit d’une expédition sur Alep en s’appuyant sur sa nièce : la nature des longs entretiens de Raymond et d’Aliénor font naître les soupçons du roi et des membres de son entourage [ la famille d’Aliénor ]. L’archevêque de Tyr n’hésite pas dans la chronique qu’il fait de cet épisode à insinuer qu’une relation charnelle accompagne les tractations politiques qui conduisent Aliénor à menacer son époux : elle le laissera continuer seul son expédition s’il ne se rend pas aux vues du comte d’Antioche. L’affaire s’envenime et prend un tour décisif lorsqu’Aliénor prétend vouloir l’annulation de son mariage pour cause de consanguinité. Des tractations finissent par permettre aux croisés d’atteindre Jérusalem, mais en dépit des efforts de Beaudoin III et de Louis VII, la tentative de reprendre Damas échoue et les troupes largement amoindries prennent le chemin du retour .

Louis VII et Aliénor font alors route à part et la reine, capturée par des pirates musulmans puis libérée par des chevaliers Normands aux ordres de Roger II, finit par faire escale à Palerme où l’attend le roi dans un pitoyable état de santé qu’aggrave l’annonce de la mort du comte d’Antioche.

Passant par le Mont Cassin, la suite royale parvient à Tusculum où le pape Eugène III
les accueille.
Ce dernier accorde une dispense pour évacuer l’argument de consanguinité et met tout en œuvre pour réconcilier les époux qui conçoivent, vraisemblablement dans la résidence papale, une seconde fille prénommée Aélis. Peut-être en eut il été autrement si l’enfant eut été un garçon, mais moins d’un an après la naissance d’Aélis, après une tournée de plusieurs mois en Aquitaine, le mariage d’Aliénor et de Louis VII apparaît définitivement compromis. Pour la Noël 1151, ils tiennent leur cour à Limoges, à la Chandeleur 1152 à Saint Jean d’Angély.
Le 21 mars 1152, la dissolution du mariage
est actée par un concile réuni à Beaugency. Aliénor regagne alors Poitiers en échappant aux embuscades tendues par Thibaud V de Blois puis par Geoffroy Plantagenêt, fils du comte d’Anjou Geoffroy le Bel, désireux de mettre la main sur ce riche parti.

Le 18 mai 1152, moins de trois mois après son divorce, elle épouse à Poitiers Henri, frère de Geoffroy, mieux pourvu en terres que son frère cadet mais âgé d’à peine 19 ans. Aliénor ne tarde pas à être enceinte et, tandis que son mari négocie sa succession au trône d’Angleterre face à son rival Etienne de Blois, elle met au monde son premier fils Guillaume, le 17 août 1153. Au printemps 1155, le couple séjourne en Normandie auprès de la reine Mathilde.

 

 

 

 



 

 

 

                                                                                                                       Informations sur le site ©2006