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L'héritière du duché
d'Aquitaine
Aliénor, reine de France
 (1137 - 1152)
La deuxième croisade
 (1147 - 1149)
Aliénor, reine d'Angleterre  (1153 - 1173)
La captivité d'Aliénor  (1173 - 1189)
La reine mère
 (1189 - 1194)

Entre retraite pieuse et diplomatie (1194 - 1200)

Les dernières années (1200 - 1204)

C’est au cours de ces épisodes troubles que, fuyant la Touraine, la reine déguisée en homme est capturée. Incarcérée à Chinon, elle est emmenée en Angleterre et reléguée dans les résidences royales de la campagne anglaise sous l’étroite surveillance de Ranulf de Glanville, justicier d’Angleterre, et de Ralf Fitz Stephen.
Le roi, persuadé que la reine est à l’origine de la rébellion est d’autant plus attentif à interdire toute action à Aliénor qu’il est désireux d’obtenir l’annulation de son mariage.
La résistance du cardinal Ugucione, nonce apostolique délégué par le Saint Siège, et surtout la mort subite
de Rosamonde Clifford, la maîtresse du roi garantissent à Aliénor le maintien de son titre de reine d’Angleterre.
De là, la reine est accusée de l’assassinat de sa rivale, un pas franchi par les artisans de la « légende noire » sans que rien ne puisse jamais être prouvé.
La disgrâce d’Aliénor
est accrue par le ralliement de ses fils, incapables de résister longtemps à Henri ; la sédition des barons aquitains est définitivement matée en 1183 par Richard Cœur de Lion qui y gagne son surnom. Les succès de Richard éveillent la méfiance de son frère aîné Henri le jeune et des querelles agitent vivement le clan Plantagenêt, mais la mort brutale d’Henri le Jeune en juin 1183 à Martel éteint le conflit.

Le 29 septembre 1183, Henri redistribue les rôles entre ses fils : Richard devenant l’héritier de la couronne devra laisser l’Aquitaine à Jean. Richard refuse et une nouvelle guerre éclate entre lui et Jean allié à son autre frère Geoffroy.
La situation devient menaçante pour le roi d’Angleterre qui craint que le roi de France Philippe Auguste ne saisisse la première occasion pour entrer lui aussi dans le conflit. Henri libère alors Aliénor dans l’espoir qu’elle puisse apaiser les querelles entre ses fils.
C’est ainsi que la reine libérée peut assister sa fille Mathilde, épouse du duc de Saxe, qui met au monde un fils à Winchester. Avant Noël 1184, à Westminster, la paix est jurée entre Richard, Geoffroy et Jean. Pourtant, dès le retour de Richard en Aquitaine, les hostilités reprennent.
Peu après Pâques, en 1185, Henri appelle Aliénor en Normandie et la rétablit à la tête du Poitou, imposant à Richard de se soumettre à sa mère. Richard s’exécute et entreprend la pacification de l’Aquitaine au nom de sa mère qui est reconduite en semi-captivité à Winchester. Geoffroy reprend alors le flambeau de la révolte et se rapproche de Philippe Auguste qui le fait sénéchal de France.
C’est sans doute au cours d’un tournoi qu’il trouve la mort à Paris en août 1186 quelques mois avant que sa femme, Constance, ne donne naissance à son fils posthume, Arthur. Richard, mis au courant de la volonté de son père de redistribuer l’héritage en faveur de Jean prend la suite de Geoffroy à la cour de France puis finit par faire hommage à son père. C’est alors que la nouvelle de la défaite de Hattin, le 4 juillet 1187, provoque un nouvel élan de croisade unanime, mais ce n’est qu’un feu de paille et les querelles entre Richard et son père se ravivent, attisées par le roi de France.
Le vieux roi finit par se soumettre.

 

 

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