Sa biographie     Ses contemporains     Ses lieux      Bibliographie 
L'héritière du duché
d'Aquitaine
Aliénor, reine de France
 (1137 - 1152)
La deuxième croisade
 (1147 - 1149)
Aliénor, reine d'Angleterre  (1153 - 1173)
La captivité d'Aliénor  (1173 - 1189)
La reine mère
 (1189 - 1194)

Entre retraite pieuse et
diplomatie (1194 - 1200)


Les dernières années (1200 - 1204)

La reine se retire alors à Fontevraud d’où elle assiste au triomphe de Richard qui, après avoir battu Philippe Auguste à Fréteval et placé son neveu Otton de Brunswick sur le trône du Saint Empire Romain Germanique laissé vacant par la mort d’Henri VI, a assuré la paix dans les possessions continentales des Plantagenêt. Mais au début du mois d’avril 1199, alors qu’il assiège Châlus, Richard est blessé à l’épaule par un carreau d’arbalète, une blessure qui ne guérit pas et lui coûte la vie. Le 6 avril 1199, Richard meurt. Il est enseveli à Fontevraud auprès de son père tandis que son cœur est envoyé à la cathédrale de Rouen. Le mariage avec Bérengère de Navarre avait été stérile ; la succession de Richard oppose Jean Sans Terre, son frère, à son neveu, Arthur de Bretagne, fils de Geoffroy. Aliénor soutient fermement le parti de Jean qui est couronné à Westminster.

Pour assurer le pouvoir du dernier de ses fils, elle entreprend une longue chevauchée en Aquitaine où elle octroie ou confirme des chartes de privilèges à un grand nombre de villes. En contrepartie de la reconnaissance de leurs coutumes, ces dernières garantissent au roi anglais un soutien financier et militaire de première importance. Le 29 avril 1199, Aliénor est à Loudun, le 4 mai à Poitiers, le 5 à Montreuil-Bonin. Son parcours la mène ensuite à Niort, puis à Andilly, à La Rochelle, à Saint-Jean d’Angély, et à Saintes. Le premier juillet, Aliénor est à Bordeaux ; le 4 juillet, elle atteint la « fin des terres » à Soulac. Huit jours plus tard, le 11 juillet 1199, elle neutralise l’opposition de Philippe Auguste au pouvoir Plantagenêt en lui faisant hommage pour ses terres aquitaines [ les moyens de transport ].

Menant au-delà de simples manœuvres tactiques son projet de pacification, elle imagine ressouder le lien entre les dynasties rivales par le mariage de Blanche, fille du roi de Castille Alphonse VIII et de sa propre fille Aliénor.

A près de quatre-vingt ans, Aliénor négocie l’affaire qui s’accompagne d’un renoncement de la part de Philippe Auguste au soutien qu’il porte à Arthur de Bretagne, prétendant à la succession de Richard Cœur de Lion. Passant par Poitiers et Bordeaux, Aliénor franchit les Pyrénées pour aller chercher Blanche qu’elle accompagne à Bordeaux où elle la remet aux mains des émissaires du roi de France, puis regagne Fontevraud.

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