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Guillaume IX le Troubadour
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Suger, abbé de Saint-Denis
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Roger II

Guillaume le Maréchal

Thomas Becket

Richard Coeur de Lion

Grand père d’Aliénor d’Aquitaine, Guillaume IX est considéré comme le premier des troubadours, père de la littérature en langue vernaculaire.

Fils de Guillaume VIII de Poitiers, Guillaume IX naît en 1071 ; il est l’héritier du duché d’Aquitaine dès 1086. Brièvement marié à Ermengarde, fille du comte d’Anjou, il épouse l’année 1094, en seconde noce Philippa, fille du défunt comte de Toulouse. Cette dernière donnera naissance au futur Guillaume X en 1099 et peu après à Raymond de Poitiers, futur prince d’Antioche. Par ses liens maritaux, Guillaume a des prétentions sur le comté de Toulouse qu’il envahit par deux fois : en 1097, profitant du départ pour la croisade de Raymond de Saint-Gilles, l’oncle de Philippa, et en 1112.

Bien qu’il connaisse de nombreux démêlés avec l’Eglise, le duc d’Aquitaine prend la croix à deux reprises. En 1101-1102, il conduit un imposant contingent vers la Terre Sainte afin d’apporter des renforts aux Etats latins naissants. Il ne parvient cependant qu’avec une poignée d’hommes à Jérusalem, son armée ayant été décimée par les Turcs. Sauvant l’honneur par quelques combats victorieux, il rentre ensuite au pays. A la fin de sa vie, en 1120, il mène une expédition plus brillante contre les Maures d’Espagne. Il en revient auréolé d’une réputation de solide combattant et de bon meneur d’hommes.

A partir de 1112, le duc délaisse son épouse qu’il a installée en Toulousain. Guillaume s’affiche alors ouvertement avec sa maîtresse, connue sous le nom de Dangerosa mais également appelée La Maubergeonne par ses détracteurs ; elle est la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault. Cela lui vaut d’être excommunié par l’évêque de Poitiers, la condamnation n’étant levée qu’en 1118. En 1121, il marie son aîné, le futur Guillaume X, à une fille de sa maîtresse ; cette jeune Aénor donnera naissance à Aliénor d’Aquitaine quelques années plus tard.
Sa vie durant, Guillaume mène la principauté d’Aquitaine à son apogée territoriale et sait maintenir ses distances avec le roi de France, il est alors l’un des plus puissants seigneurs de son temps. A la fin de son règne, il ne peut cependant empêcher le Capétien d’intervenir en Auvergne en 1121, ni éviter la perte définitive du Toulousain en 1125. Las et désabusé, il s’éteint l’année suivante.

Guillaume IX est surtout connu comme étant le premier des troubadours ; une quinzaine de ses poèmes nous sont parvenus. C’est probablement au début du siècle qu’il commence à écrire. Tranchant avec le style des longues épopées guerrières, il expérimente et innove, écrivant de courts poèmes en occitan. Il y chante la joie de vivre et tout particulièrement son goût pour les femmes, versant parfois dans le vulgaire et la forme obscène, ce qui lui vaut les critiques acerbes d’une l’Eglise fustigeant les mœurs débridées. Son amour pour Dangerosa va modifier profondément sa façon d’écrire ; la passion qu’il voue à cette femme le fait évoluer de la chanson paillarde au pur chant d’amour annonciateur de la lyrique courtoise.

 
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