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Grand
père d’Aliénor d’Aquitaine, Guillaume IX est
considéré comme le premier des troubadours, père
de la littérature en langue vernaculaire. A partir de 1112, le duc délaisse son épouse qu’il
a installée en Toulousain. Guillaume s’affiche alors ouvertement
avec sa maîtresse, connue sous le nom de Dangerosa mais également
appelée La Maubergeonne par ses détracteurs ; elle
est la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault. Cela lui
vaut d’être excommunié par l’évêque
de Poitiers, la condamnation n’étant levée
qu’en 1118. En 1121, il marie son aîné, le futur Guillaume
X, à une fille de sa maîtresse ; cette jeune Aénor
donnera naissance à Aliénor d’Aquitaine quelques années
plus tard. Guillaume IX est surtout connu comme étant le premier des troubadours ; une quinzaine de ses poèmes nous sont parvenus. C’est probablement au début du siècle qu’il commence à écrire. Tranchant avec le style des longues épopées guerrières, il expérimente et innove, écrivant de courts poèmes en occitan. Il y chante la joie de vivre et tout particulièrement son goût pour les femmes, versant parfois dans le vulgaire et la forme obscène, ce qui lui vaut les critiques acerbes d’une l’Eglise fustigeant les mœurs débridées. Son amour pour Dangerosa va modifier profondément sa façon d’écrire ; la passion qu’il voue à cette femme le fait évoluer de la chanson paillarde au pur chant d’amour annonciateur de la lyrique courtoise. |
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