|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
Sa biographie Ses contemporains Ses lieux Bibliographie |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|
|
![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Entré en 1113 à l’abbaye de Citeaux, Bernard de Clairvaux, travaille sans relâche à la grandeur de l’ordre cistercien et s’engage activement dans les débats de son temps. Né à Fontaine-lés-Dijon dans une famille de la noblesse
bourguignonne, Bernard de Clairvaux est formé dans les disciplines
du Trivium par les chanoines de Saint-Vorles à Châtillon
sur Seine. En 1113, avec une trentaine de compagnons et de membres de
sa famille, il entre à l’abbaye de Cîteaux
fondée en 1098 par Robert de Molesmes. En 1115, il est envoyé
à Clairvaux pour y fonder un nouveau monastère qui devient
la troisième « fille de Cîteaux » et
commence à essaimer dès 1118. De santé fragile, son
action à la tête de l’abbaye est interrompue par des
retraites qui lui donnent l’occasion de rentrer en contact avec
Guillaume de Saint Thierry, lui aussi convalescent, qui lui fait découvrir
la spiritualité du Cantique des Cantiques. Son autorité au sein de l’ordre cistercien est immense, et dès les années 1130 il intervient activement dans les débats de la chrétienté latine, notamment lorsqu’il prend fermement le parti d’Innocent II dans le schisme d’Anaclet II. Il se montre un ferme soutien pour les Templiers à la gloire desquels il rédige un Eloge de la nouvelle chevalerie. Dans l’ Apologie de Guillaume de Saint Thierry, il établit ce que l’on peut considérer comme le manifeste de l’esthétique cistercienne. Son esprit polémique en fait un ennemi redoutable pour Abélard contre lequel il rédige un Traité contre les erreurs d’Abélard jouant un rôle décisif dans la condamnation du Philosophe au Concile de Sens (1140-41). C’est avec la même vigueur qu’il attaque les positions théologiques de Gilbert de la Porée en 1148 au Concile de Reims et qu’il combat violemment par la parole les sectes manichéennes, cathares ou albigeoises, qui agitent le Midi de la France (1145). En dépit d’une opposition fortement marquée aux « intellectuels hébraïsants », il défend les populations juives à l’occasion des persécutions qu’elles subissent en Rhénanie (1146). La force de son verbe et la diffusion maîtrisée de ses écrits
contribuent à la puissance de l’ordre cistercien qui porte
sur le trône de Saint-Pierre un de ses moines en la personne d’Eugène
III. A la demande de ce dernier, il prêche avec ferveur
la deuxième croisade, dont l’échec suscite
la rédaction des Considérations adressées
à Eugène III qui constituent en quelque sorte son testament
politique. Parallèlement à cet engagement dans le siècle,
il mène une œuvre de fond qui prend la forme de Sermons
sur le Cantique des Cantiques. Il meurt à Clairvaux en 1153
et sera canonisé en 1174. |
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||