|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
Sa biographie Ses contemporains Ses lieux Bibliographie |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|
|
![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
De l’ami fidèle à l’ennemi juré, le cas Becket illustre bien la lutte entre le pouvoir spirituel (l’Eglise) et le pouvoir temporel (le roi). Né à Londres en 1118 dans une riche famille marchande originaire de Normandie, Thomas fait ses études à Paris où il apprend la rhétorique et les humanités, puis à Bologne pour le droit. En 1142, sur les recommandations de Bernard de Clairvaux, il entre comme clerc au service de l’archevêque de Cantorbéry. C’est ce dernier qui le présente à Henri II dès 1155. A 37 ans, Thomas accède alors au poste de chancelier du roi et devient rapidement l’un de ses plus proches conseillers et amis, au point que le souverain lui confie l’éducation d’Henri le Jeune, héritier du trône. En 1162, le roi lui obtient l’archevêché de
Cantorbéry. En le plaçant à la tête
du clergé anglais, Henri II pense ainsi bénéficier
d’un soutien docile à sa politique. Or, dès son élection,
le nouveau prélat abandonne la chancellerie et prend à cœur
sa nouvelle mission, à savoir défendre l’Eglise. Il
est alors très proche de Jean de Salisbury, auteur du Policraticus
dans lequel il condamne le service des clercs dans les administrations
civiles. En janvier 1164, Becket s’oppose ouvertement au roi en
refusant d’entériner les assises de Clarendon qui ont pour
but de placer l’Eglise anglaise sous la tutelle du pouvoir royal.
Se sentant menacé, il s’exile en France où il bénéficie
de la protection de Louis VII. Il rencontre également le pape Alexandre
III qui l’investit de la légation pontificale d’Angleterre
en 1166. Fort de ce statut, Thomas excommunie tous ceux qui ont soutenu
les assises de Clarendon.
|
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||