Sa biographie     Ses contemporains     Ses lieux      Bibliographie 
Le château de Belin
Palais ducal de l'Ombrière à  Bordeaux (image 3d)
Carte du duché d'Aquitaine  au XIIe siècle
Cathédrale Saint-André  (images 3d)
Constantinople
L'abbaye de
la Sauve-Majeure

Plan de Bordeaux
au XIIe siècle

Blaye, château des Rudel

La Réole

Soulac Notre Dame de la Fin-des-terres

Abbaye royale de Fontevraud

Etape importante du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, la ville de Belin abrite les reliques des compagnons de Charlemagne tombés à Roncevaux.

La tradition qui fait naître Aliénor à Belin ne remonte
guère avant le milieu du XIXe siècle. Propagée par l’ouvrage d’Henry Ribadieu sur Les châteaux de la Gironde, elle est reprise par Léo Drouyn qui nous livre dans la Guienne Militaire l’image d’une tour ruinée sur une motte assimilée au château de Belin, où, nous dit le grand érudit bordelais, Richard Cœur de Lion a
peut- être vu le jour. Cette tradition est liée à un document par lequel la reine aurait confirmé en 1200 les privilèges des habitants de cette petite ville.
Le document en question s’avérant être un faux, on mesure la fragilité d’une hypothèse aussi peu vraisemblable que séduisante.

Belin, qui n’offre guère aujourd’hui d’attraits remarquables, est au temps d’Aliénor une étape importante du chemin de Saint-Jacques, une halte d’autant plus appréciée qu’on y vénère les reliques des compagnons de Charlemagne tombés à Roncevaux, aux côtés de Roland. Le corps de ce dernier repose à Blaye dans la crypte de l’église Saint-Romain, mais c'est probablement sous le vaste tumulus de Belin que d’autres preux ont été inhumés. Le Guide du Pèlerin de Compostelle rédigé au temps de la jeunesse d’Aliénor et attribué à un clerc poitevin du nom d’Aimery Picaud s’en fait l’écho :
« De même dans les landes de Bordeaux, dans une petite ville appelée Belin, on doit rendre visite aux corps des saints martyrs Olivier, Gondebaud, roi de Frise, Ogier, roi de Dacie, Arastain roi de Bretagne, Garin duc de Lorraine et de bien d’autres compagnons d’armes de Charlemagne qui, après avoir vaincu les armées païennes, furent massacrés en Espagne pour la foi du Christ. Leurs compagnons rapportèrent leurs corps précieux jusqu’à Belin et les y ensevelirent avec beaucoup d’égards. C’est là qu’ils gisent tous ensembles dans un même tombeau ; un parfum très doux en émane qui guérit les malades. »

 
                                                                                                                       Informations sur le site ©2006