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La nef du XIIe siècle est conçue pour
comporter trois grandes travées carrées
et une demi travée plus large que profonde formant narthex à
l’ouest. Le mur nord est scandé de quatre fortes piles composées
entre lesquelles se dessinent des triples arcades aveugles.
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Cathédrale
Saint-André
reconstitution 3d
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Le style de l’architecture et du décor sculpté formant
aujourd’hui les éléments les plus anciens des murs
latéraux de la nef laissent supposer que celle-ci est construite
au XIIe siècle sur au moins deux des niveaux de l’élévation
actuelle.

L’élévation que nous restituons est établie
sur l’hypothèse que la nef du XIIe siècle est aussi
haute que celle du XIIIe siècle, ce qui lui donne une volumétrie
comparable à celle de Sainte-Radegonde de Poitiers datée
de la fin du XIIe et du début XIIIe siècles.
Le plan et la forte section des piles conservées recevant autrefois
les voûtes laissent supposer un couvrement soit par des coupoles,
soit par des voûtes d’ogives : ce sont les deux hypothèses
avancées par Auguste Brutails qui fondent la proposition de restitution
présentée ici.
On ignore à quelle hauteur se situe ce couvrement original, ni
même s’il est vraiment mis en place.
Le rez-de-chaussée de la tour porche aujourd’hui
disparue a été en partie et provisoirement dégagé lors
des récents travaux d’aménagement de la place Pey
Berland où se dresse la cathédrale de Bordeaux. L’observation
des vestiges autorise une restitution partielle de cette construction
située au nord de la cathédrale. Les élévations
conservées sur près de deux mètres de hauteur ont
montré une construction extrêmement soignée en pierre
de taille.
Au XIIe siècle, l’accès au porche de la cathédrale
se pratique par un portail à l’ouest. Son sol est couvert
d’un dallage irrégulier, interrompu par des couvercles de
sarcophages. La baie nord est une baie libre ne permettant pas le passage :
aucune trace d’usure n’est visible sur la surface du tableau
inférieur dont l’angle est marqué par un tore incompatible
avec un seuil.
La restitution de la tour porche et son articulation avec le transept
supposent une construction très élevée, susceptible
de rivaliser avec la tour porche de la basilique bordelaise dédiée
à Saint-Seurin, une tour porche antérieure de plusieurs
décennies à celle de la cathédrale, du moins pour
les parties basses.
La restitution vise essentiellement à donner une impression volumétrique
de cette partie de la cathédrale dont rien ne permet d’imaginer
précisément l’aspect au XIIe siècle. Ainsi,
l’ensemble des arcs en ressaut formant la voussure du portail occidental
est déduit de la configuration générale de cette
ouverture pourvue de colonnettes, dans l’esprit du portail de la
façade occidentale de l’église Sainte-Croix de Bordeaux
contemporaine.
Cathédrale
Saint-André
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