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Le château de Belin
Palais ducal de l'Ombrière à  Bordeaux (image 3d)
Carte du duché d'Aquitaine  au XIIe siècle
Cathédrale Saint-André  (images 3d)
Constantinople
L'abbaye de
la Sauve-Majeure

Plan de Bordeaux
au XIIe siècle

Blaye, château des Rudel

La Réole

Soulac Notre Dame de la Fin-des-terres

Abbaye royale de Fontevraud

Haut lieu de l’Histoire, la Constantinople que découvre Aliénor est une cité qui impressionne par sa beauté naturelle et la splendeur de ses arts.

Fondée par Constantin sur le site de la vieille cité grecque de Byzance, Constantinople est établie sur une presqu’île découpée dans la rive nord du Bosphore par l’estuaire d’une petite rivière nommée « La Corne d’Or ». Une muraille inexpugnable la ceint et barre l’accès par la terre tout en rendant difficile une attaque par la voie maritime.

Erigée en capitale de l’Empire romain d’Orient à la fin du IVe siècle, la ville est, sur un point au moins, sans commune mesure avec les autres cités du monde chrétien : sa population doit atteindre au XIIe siècle près d’un demi million d’habitants, c'est-à-dire environ dix fois plus que le Paris de Louis VI.
Le site en est admirable
, la ville s’établissant sur des collines qui dominent la mer de Marmara et le Bosphore.



Sur son point le plus élevé, se dresse l’église des Saints-Apôtres qui abrite le tombeau du fondateur. Le long de la via marmorea conduisant de la Porte Dorée à Sainte-Sophie, voie empruntée par tous les cortèges officiels, s’égrènent alors les places publiques (fora), les monuments et les sanctuaires de marbres et de porphyre. Sainte-Sophie, la grande église construite sous Justinien au début du VIe siècle, siège du patriarcat, église métropolitaine et chapelle impériale, voisine avec l’hippodrome et le palais de l’empereur.

En 1147, l’empereur Manuel Ier Comnène, troisième souverain d’une dynastie montée sur le trône en 1085, épouse une princesse allemande, Berthe de Sulzbach ; il témoigne d’un engouement, rare à Byzance, pour l’Occident et ses coutumes, et manifeste un incontestable goût pour les divertissements de cour. Il ne réside plus dans le palais sacré mais dans le nouveau palais des Blachernes dominant au nord de la Ville la Corne d’Or. De même, le sanctuaire attaché à la dynastie des Comnènes n’est plus Sainte-Sophie, mais le monastère du Pantocrator.






Les vestiges de ce sanctuaire (Zeirek Kilisse) et ceux d’un palais du quartier des Blachernes, quelque peu postérieur à la mort d’Aliénor il est vrai (Tekfur Saray), sont les témoignages les plus marquants de la Constantinople que découvre Aliénor.

 
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