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Le château de Belin
Palais ducal de l'Ombrière à  Bordeaux (image 3d)
Carte du duché d'Aquitaine  au XIIe siècle
Cathédrale Saint-André  (images 3d)
Constantinople
L'abbaye de
la Sauve-Majeure

Plan de Bordeaux
au XIIe siècle

Blaye, château des Rudel

La Réole

Soulac Notre Dame de la Fin-des-terres

Abbaye royale de Fontevraud



Bordeaux connaît un important développement au milieu du XIIe siècle.
La cathédrale Saint-André et le palais de l’Ombrière constituent les deux centres de cette ville en mutation.

 

Au milieu du XIIe siècle Bordeaux est en pleine expansion comme la plupart des villes d’Occident. De l’antique Burdigala subsiste sans doute bon nombre de monuments romains dont les Piliers de Tutelle qui bordent le fossé nord du castrum, les ruines de l’Amphithéâtre que l’on croit être les vestiges du palais de Galienne, princesse dont le souvenir se rattache comme pour la basilique Saint-Seurin toute proche à la « geste » carolingienne. A l’intérieur de l’enceinte rectangulaire du castrum construit à la fin du IIIe siècle et dont les murailles sont encore les seules défenses de la ville, se pressent, autour d’une dizaine d’églises paroissiales, des milliers de maisons de pierre et de bois que distribue un réseau confus de rues étroites et tortueuses à peine structuré par la rémanence du réseau de voies romaines.

Les pôles forts de cette agglomération sont la cathédrale et le palais ducal. Au sud-ouest de la cité intra-muros, la cathédrale Saint-André, sans doute en chantier, domine un ensemble de constructions hétéroclites qui constituent la cité épiscopale et la cité canoniale. Au sud-est, à l’embouchure du Peugue qui longe le mur sud du castrum et rejoint la Garonne, le palais de l’Ombrière regroupe au pied de la tour de l’Arbalesteyre et de la Grand-Salle des bâtiments adossés à l’angle de l’enceinte romaine ; celle-ci est partiellement intégrée à ce grand château urbain. L’emplacement de ce qui constitue le cœur du dispositif politique du duché a ainsi été choisi pour surveiller étroitement le port.
Ce dernier situé à l’époque romaine au débouché de la Devèze, est progressivement déplacé plus au sud vers l’embouchure du Peugue qui constitue au milieu du XIIe siècle la véritable artère commerciale de la ville. La place du marché – actuelle place Fernand Lafargue –, jouxte la rivière au sud ; un certain nombre de rues marchandes y confluent alors, dont la rue de la Rousselle, ancien chemin tracé empiriquement à la limite de la remontée des eaux de la Garonne et du petit estuaire du Peugue.
Le quartier qui se développe alors au sud de cette rivière n’est protégé par une muraille qu’au début du XIIIe siècle ; les actuels cours Victor Hugo et rue Duffour Dubergier en indiquent le tracé.
Comme la basilique Saint-Seurin ou l’église Sainte-Eulalie, l’abbaye Sainte-Croix dont la façade est contemporaine des années de maturité d’Aliénor se trouve encore à l’écart de la ville mais au cœur d’un terroir intensément exploité.

 
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